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AHAVAT ISRAËL — La Saga
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AHAVAT ISRAËL

👤 Edgar GUEDJ - Lynclair Le Visionnaire 📅 1990

AHAVAT ISRAËL                                                     

PAR DAVID SAADA

 

 (...) En commençant à décrire les grandes étapes de votre carrière, j’ai mentionné tout à l’heure les trois éléments qui à mon sens caractérisent votre démarche : l’éducation, l’engagement militant, et la défense de la communauté.

Ce qui fait l’originalité de votre personnalité, c’est la fusion totale de ces trois éléments. Chacune des étapes de votre parcours les contient, et pour vous avoir côtoyé de près au cours de ces dernières années, je peux dire que vos analyses, vos réflexions, vos réactions à propos de la communauté, en sont également marquées.

Il y a chez vous, dirais-je, une cohérence totale du parcours et du discours. Vous êtes un homme taillé d’une seule pièce. Ou bien on vous adopte tout entier, ce qui fort heureusement est le cas de la plupart de ceux qui vous approchent, ou bien – cela arrive parfois – on ne comprend pas votre démarche et vous risquez de passer pour utopique ou trop exigeant. On aura compris que je me situe dans la première catégorie !

Le principe du lien indissociable entre éducation et engagement militant peut ne pas paraître comme aller de soi à certains. C’est pourtant le mariage réussi entre ces deux concepts qui conditionne la réussite de la communauté. En effet, comment une éducation juive détachée des préoccupations du peuple juif ici et maintenant, et en particulier de la communauté à laquelle on appartient et de l’État d’Israël, qui nous est si cher, comment une éducation qui ne serait, en somme, que repli sur soi atteindrait-elle son but ? Inversement, un engagement militant qui ne serait qu’activisme, agitation vibrionnaire, un engagement militant qui ne chercherait pas à élever les consciences et à les ennoblir dans l’action par l’éducation et la formation peut-il avoir une valeur ? Comme le fait la tradition juive, vous défendez le principe de l’indissociabilité de la complémentarité de la connaissance et de l’action.

La défense de la communauté enfin, greffée solidement à ce premier principe, s’enracine aussi dans la tradition – « Kol Israël arevim zé bazé ». Défense de la communauté contre ceux qui lui sont hostiles, bien sûr, mais aussi défense de la communauté contre ses propres démons intérieurs. Cette motivation communautaire se fonde sur le refus de toute exclusion, de tout anathème.

Votre credo, qui est celui du FSJU depuis sa création, est celui de la communauté « du plus grand nombre », pour reprendre vos propres termes, celui où tous les Juifs, le proche comme le lointain, sont entourés de la même sollicitude, de la même ahavat Israël, avec peut-être même un effort de ahavat Israël plus grand pour celui qui est lointain que pour celui qui est proche.

Voilà mon cher Edgard, résumé en quelques mots, ce qui me semble être la vision qui est la vôtre et que vous avez su faire partager à des milliers de jeunes et de moins jeunes, une vision qui s’est approfondie, épanouie dans le cadre institutionnel du FSJU dont la culture, comme l’on dit aujourd’hui, est en profonde affinité avec vos options. Vous êtes, dans le sens le plus authentique du terme, un éducateur, un mé’hanekh.

Je me suis souvent demandé quel rapport il y avait entre le ’hinoukh (l’éducation) et le verbe la’hnokh, bâti sur la même racine, mais qui a un sens apparemment tout différent, puisqu’il signifie « inaugurer, consacrer ». De ce verbe vient le nom de la fête de Hanoucca. C’est en réfléchissant à votre carrière qu’il m’a semblé apercevoir ce rapport. Un véritable éducateur, un mé’hanekh, ce n’est pas celui qui ne fait que transmettre un savoir, transférer des connaissances acquises à un autre individu, c’est celui qui se situe au bon moment dans la vie d’un jeune ou d’un moins jeune pour éveiller sa conscience, pour l’orienter dans une bonne direction, c’est celui qui sait susciter chez les autres le point de départ, l’inauguration en somme d’un engagement durable au service d’une cause noble. C’est, mon cher Edgard, ce que vous avez fait constamment tout au long de votre parcours, et c’est, je le crois, à cette vocation réussie que vos amis réunis ici rendent hommage ce soir.

 

L’Arche n° 399, octobre 1990.

Extrait du discours prononcé par David Saada, directeur général du Fonds social juif unifié (FSJU), lors d’une réunion organisée le 13 juin 1990 en l’honneur d’Edgard Guedj, à la veille de son départ à la retraite.

 

 

 

 

 

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