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Témoignages

Il était une fois, le rabbin Henri Sabbah et le DEJJ d’Orléans — La Saga
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Il était une fois, le rabbin Henri Sabbah et le DEJJ d’Orléans

👤 Simon BUSBIB 🎗️ REDEF 📅 1980

05/2026

 

 

Il était une fois,le rabbin Henri Sabbah

et le DEJJ d’Orléans

Comment raconter tant de choses qui s’entremêlent, un rabbin hors norme Henri Sabbah, une petite communauté juive à Orléans avec une belle jeunesse, et tout cela en résonnance avec un mouvement de jeunesse, le DEJJ des années 1980.

Faisons les présentations

Henri et moi nous nous sommes tout d’abord rencontrés au DEJJ de Paris. Lui y était plutôt connu comme pédagogue, enseignant, formateur et doué pour les danses folkloriques israéliennes. Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de le rencontrer, c’était un homme petit de taille, avec une jolie barbe, un sourire chaleureux, et surtout des yeux pétillants d’intelligence.

Moi j’avais débarqué à 14 ans au DEJJ de Paris. Je n’avais pour toute culture sur le judaïsme que l’histoire familiale, le livre des déportés publié par le couple Klarsfeld, et la cuisine délicieuse de ma mère ou se mêlait des plats traditionnels ashkénazes. Bref mes connaissances sur notre judaïsme étaient très parcellaires.

Dès mes 1ERpas au DEJJ de Paris, quel ne fut pas mon étonnement de découvrir tout un univers, toute une communauté et sa diversité, notre Histoire, la Torah, le chabbat et la cacherout, Israël, et des amitiés fortes dont certaines ont transcendé le temps. Ce fut un bouleversement pour l’adolescente que j’étais, d’apprendre que je faisais partie de ce peuple millénaire.

Et le DEJJ d’orléans dans tout ça 

J’habitais depuis peu à côté d’Orléans, et je fréquentais assidûment le DEJJ de Paris, quand mon rabbin (car c’est le mien !) me proposa un jour de créer une antenne du DEJJ au sein de la communauté juive d’Orléans. J’avais alors 17ans, il me confia une liste de noms des familles de la communauté qui avaient des enfants entre 11 à 14 ans. Je décrochai timidement mon téléphone pour proposer à chacune d’entre elles des activités pour leur progéniture le dimanche après-midi. Voilà c’est comme ça, tout simplement, qu’est né le DEJJ d’orléans, mes parents me déposant tous les dimanches à la synagogue, avec boissons et brioches à volonté (merci à eux !). Pour ma part cette aventure incroyable a duré environ 4 années

Incroyable parce que ce rabbin m’a totalement fait confiance alors que je n’avais qu’un faible vernis sur le judaïsme ! Jamais aucune ingérence, toujours partant pour toutes les idées qui me traversaient l’esprit.  Autre fait notable, au fil du temps cette initiative a bénéficié d’un soutien généreux de notre communauté d’Orléans.

 Mon leitmotiv était la transmission des valeurs éducatives du DEJJ à une quinzaine de jeunes, avec un zeste d’improvisation. Cela s’est traduit concrètement par : organiser des activités autour de toutes les fêtes, réaliser des spectacles dans la synagogue, initier des sorties y compris au DEJJ de Paris qui est venu en retour, monter une mini colo à la montagne et même créer un journal avec une vieille ronéo, « Les échos de Jéricho ».

Et tout cela conçu et animé avec enthousiasme et grand plaisir pendant toutes ces années, accompagné de Corinne Levy puis de Joël Merran, deux jeunes de la communauté qui se sont succédé auprès de moi. Je veux ici les en remercier ainsi que mon amie Michèle Hassoun. Elle qui n’a pas hésité à faire des dizaines d’allers-retours de Paris à Orléans sur une journée, pour nous apporter tous ces talents créatifs.

Reste l’essentiel, cette antenne du DEJJ reposait sur ce groupe de jeunes qui a donné toutes ces couleurs à cette folle aventure. Certains demeurent des amis très proches, et quelques-uns vivent en Israël. Je tiens à saluer ici : les 2 Hervé, Laurence, Patrick, Antoine, David, les 2 Nathalie, Delphine, les 2 Danielle, Olivier, Valérie, Sandrine, Serge …

Je souhaite leurs rendre un hommage très chaleureux car sans leurs présences, leurs énergies, nos fous rires, nos échanges, cette envie commune de donner sens à notre identité juive, et sans le soutien inconditionnel de notre rabbin, cette antenne du DEJJ n’aurait pu exister.  

Un dernier mot, à propos de Henri Sabbah

Au- delà du DEJJ, il est essentiel de rappeler que cet homme était un rabbin éclairé, un érudit !  Il enseignait les textes à ceux qui voulaient bien s’y attarder, quelle que soit leur appartenance religieuse.  Il était de ceux, rares, qui nouaient des relations multiples adaptées à chacun et il n’écartait personne.  Il savait écouter, il aimait rire, danser, réfléchir, argumenter, il pouvait s’extasier, convaincre, discuter toute une nuit…La transmission était son crédo.

Il a quitté la communauté d’orléans quelques années après moi, c’était déjà un homme malade. Il s’est établit à Ashdod avec sa femme. Il m’a été donné de le revoir une dernière fois en Israël, alors qu’il était très affaibli. Quand il m’a vue, un petit miracle s’est produit, il m’a reconnue et comme au bon vieux temps à Orléans, dans notre synagogue, il m’a ouvert grand ses bras.  Puis après le repas, il m’a emmené dans sa bibliothèque ou il y avait entre autres une centaine de cahiers noircis par tous ses écrits, et pour la 1ere fois il m’a contée son histoire.

Il était aimé et aimant, généreux et authentique. De tout évidence Il a marqué profondément tous ceux qui l’ont approché.

Valérie SUCHOD

Paris - Orléans

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